La France veut s’approvisionner en matières premières au Kazakhstan

1. décembre 2022 | Politique

Renforcement de la coopération dans le domaine des minéraux critiques et de l’hydrogène.

Après la décision d’un partenariat stratégique entre le Kazakhstan et l’UE, la France souhaite désormais renforcer sa coopération avec ce pays d’Asie centrale. Les minéraux critiques sont également en ligne de mire. C’est ce qu’ont annoncé le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev et son homologue français Emmanuel Macron lors d’une rencontre à Paris.

Le Kazakhstan est le principal partenaire économique de la France en Asie centrale et la France est un investisseur important dans l’économie kazakhe, peut-on lire dans la déclaration commune. En outre, le Kazakhstan est l’un des principaux fournisseurs d’uranium et de pétrole brut de la France ; cette coopération doit être étendue aux matières premières, notamment aux terres rares. La protection du climat, les énergies renouvelables et l’hydrogène vert produit à partir de celles-ci sont également des thèmes importants de la coopération prévue. Ainsi, deux centrales solaires d’une capacité de 128 mégawatts et un parc éolien d’une capacité de 1,2 gigawatts devraient voir le jour au Kazakhstan avec la participation du groupe français Total Energies.

Comme d’autres pays de l’UE, la France cherche de plus en plus à diversifier son approvisionnement en matières premières et à réduire les dépendances unilatérales, notamment vis-à-vis de la Chine. A l’inverse, les sanctions contre l’économie russe encouragent les pays d’Asie centrale à diversifier leurs partenariats internationaux, selon France 24 qui cite un expert de l’Institut français des relations internationales, chargé de la politique étrangère.

Photo : iStock/Aleksandra Aleshchenko

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