[MISE À JOUR] Les chaînes d’approvisionnement, un sujet central du premier voyage de Biden en Asie

24. mai 2022 | Marché

Le président américain lance aujourd’hui une nouvelle initiative économique pour la région indo-pacifique. L’un des principaux objectifs est de créer des chaînes d’approvisionnement communes et stables, notamment pour les puces semi-conductrices.

Lors de son premier voyage en Asie en tant que président américain, Joe Biden donne ce lundi le coup d’envoi d’une nouvelle initiative commerciale et économique. Dans le cadre de l’Indo-Pacific Economic Framework (IPEF), les États-Unis veulent coopérer davantage avec les États de la région indo-pacifique afin de contrebalancer l’influence de la Chine en Asie. Un objectif important est la création de chaînes d’approvisionnement communes stables, notamment pour les puces semi-conductrices, qui restent une denrée rare dans le monde entier et entraînent des pertes de production dans l’industrie automobile et électronique. Il s’agit en outre de promouvoir les énergies renouvelables, le commerce numérique et l’infrastructure régionale.

Outre la Corée du Sud et le Japon, que Biden visitera au cours de son voyage, l’Australie, le Brunei, l’Inde, l’Indonésie, la Malaisie, la Nouvelle-Zélande, les Philippines, Singapour, la Thaïlande et le Vietnam se joignent à l’IPEF. Cette initiative est considérée comme une sorte de successeur du Partenariat transpacifique (TPP), dont les Etats-Unis se sont retirés en 2017 sous le prédécesseur de Biden, Donald Trump. De nombreux partenaires asiatiques critiquent toutefois l’IPEF car, contrairement au TTP, il ne réduit pas les droits de douane et n’offre pas un meilleur accès aux marchés américains, écrit le Washington Post.

Biden visite une usine de puces de Samsung

Outre les chefs d’Etat de la Corée du Sud et du Japon, Biden a également rencontré les dirigeants de groupes technologiques nationaux comme Samsung, Hyundai et Toyota. Dès son arrivée en Corée du Sud, il a visité une usine de puces de Samsung. Celle-ci doit servir de modèle pour la nouvelle usine américaine de l’entreprise d’électronique, actuellement en construction au Texas pour 17 milliards de dollars. En collaboration avec Stellantis, la maison mère d’Opel, Samsung prévoit également de produire des batteries lithium-ion pour les voitures électriques aux États-Unis. Le constructeur automobile sud-coréen Hyundai veut également construire une usine américaine de voitures électriques et de batteries et a annoncé samedi un investissement de plus de cinq milliards de dollars.

Le voyage de Biden s’achèvera mardi par une rencontre avec les chefs de gouvernement de l’Australie, du Japon et de l’Inde, les autres partenaires de l’alliance du Quad. Celle-ci s’engage, selon ses propres termes, pour un « Indo-Pacifique libre et ouvert ». L’association vise entre autres une chaîne d’approvisionnement en terres rares plus indépendante de la Chine. Un rôle particulier revient à l’Australie qui, avec ses immenses richesses minières, est le plus grand producteur de ces matières premières critiques en dehors de la République populaire. Le pays est représenté pour la première fois par le nouveau Premier ministre Anthony Albanese (Parti travailliste), qui veut faire de l’Australie une « superpuissance des énergies renouvelables » (nous en avons parlé).

Photo: iStock/kamponwarit

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