Un nouveau coup porté à l’industrie chinoise des puces électroniques ?

13. décembre 2022 | Politique

Le Japon et les Pays-Bas pourraient se joindre aux contrôles américains à l’exportation de la technologie des semi-conducteurs.

Le Japon et les Pays-Bas vont probablement se joindre aux restrictions américaines à l’exportation de puces semi-conductrices fabriquées avec la technologie américaine. C’est ce que rapporte Bloomberg en se référant à des personnes proches de cette affaire. Les contrôles à l’exportation, qui portent sur certaines puces avancées et sur les techniques de fabrication, visent à empêcher la Chine d’accéder à cette technologie critique, qui est également importante pour les applications militaires.

Selon Bloomberg, on s’attend à ce que le Japon et les Pays-Bas annoncent qu’ils adopteront au moins certaines de ces mesures de grande envergure. Outre les entreprises américaines Applied Materials, Lam Research et KLA, deux autres fournisseurs critiques seraient alors concernés, le japonais Tokyo Electron et le spécialiste néerlandais de la lithographie ASML. La Chine n’aurait donc plus guère de possibilités d’obtenir l’équipement nécessaire à la fabrication de puces de pointe.

La Chine veut porter plainte contre les contrôles à l’exportation

Le gouvernement de Pékin, qui estime que la stabilité des chaînes d’approvisionnement mondiales est menacée, a déposé lundi une plainte contre les contrôles à l’exportation américains auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), écrit l’agence de presse Reuters. La raison invoquée par les Etats-Unis, à savoir la volonté de protéger la sécurité nationale, est contestée.

Quelques jours auparavant seulement, l’OMC avait décidé que les droits de douane imposés par le président américain de l’époque, Donald Trump, sur les importations d’acier et d’aluminium étaient contraires aux règles commerciales mondiales. Les États-Unis ont rejeté cette décision.

Outre d’autres mesures dirigées contre le secteur chinois des puces, le gouvernement américain veut également stimuler l’industrie nationale des semi-conducteurs. Une politique qui commence déjà à porter ses fruits : Mardi, le leader mondial de la fabrication sous contrat taïwanais TSMC a annoncé un triplement de ses investissements aux Etats-Unis. En plus de l’usine de puces prévue, un autre site de production moderne sera construit. Parmi les clients, on compte le fabricant d’iPhone Apple, qui a récemment annoncé qu’il achèterait à l’avenir des puces produites aux Etats-Unis.

Photo: iStock/gorodenkoff

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