Revêtements, sprays et LEDS : la lutte contre les virus rend inventif

28. octobre 2021 | Technologies

Outre le développement de vaccins, des mesures d’accompagnement sont également nécessaires pour contenir la pandémie de Covid-19 et d’autres nouvelles maladies virales. Les terres rares et les métaux technologiques pourraient jouer un rôle important dans ce contexte.

Qu’il s’agisse de chariots de supermarché, de rayons réfrigérés ou de la zone des caisses : les supermarchés et autres magasins très fréquentés présentent de nombreuses surfaces de contact où les virus peuvent s’accumuler et se propager. Bien que les magasins soient régulièrement nettoyés et les surfaces désinfectées, les sprays hygiéniques utilisés perdent très rapidement leur effet. Des chercheurs de l’université de Florideund Forscher der University of Central Florida travaillent donc sur un désinfectant à base de nanoparticules d’oxyde de cérium qui met un terme à la propagation des virus sur les surfaces pendant une durée pouvant aller jusqu’à sept jours. L’efficacité des nanoparticules dans la lutte contre les cellules cancéreuses ou utilisées comme antibiotique était déjà connue. En ajoutant de l’argent, l’efficacité de l’oxyde de terre rare contre les virus a encore été améliorée. Contrairement à de nombreux désinfectants conventionnels, la substance nouvellement mise au point ne contient aucune substance nocive pour la santé, de sorte qu’elle peut être utilisée sur de nombreuses surfaces. La formule sera mise sur le marché après des recherches plus approfondies.

Le cuivre et le gallium contre les germes

Le personnel et les patients des hôpitaux ont également besoin d’une protection renforcée contre les germes. Des chercheurs australiens, sud-coréens et américains viennent de présenter un revêtement qui peut être appliqué sur la literie, les vêtements ou les masques de protection. Il est composé de cuivre, un métal déjà utilisé contre les germes, et de nanoparticules de gallium. Selon les chercheurs, la combinaison avec ce métal technologique permet d’appliquer facilement et à moindre coût le revêtement protecteur en cuivre sur un tissu. Jusqu’à présent, ce processus prenait beaucoup de temps, notamment en raison de la faible adhérence de la couche de cuivre. Le tissu traité a été testé avec succès sur des pathogènes bactériens tels que le Staphylococcus aureus, puis il a également été utilisé avec succès contre la grippe et les coronavirus. En raison de la simplicité du processus, il est prédestiné à une application à grande échelle.

Désinfection par la lumière

Les bactéries et les virus peuvent également être neutralisés par la lumière ultraviolette (UV). Cela endommage le matériel génétique des agents pathogènes. Habituellement, des lampes contenant du mercure sont utilisées à cette fin. Leur utilisation présente certains inconvénients, comme l’a expliqué le professeur Michael Kneiss de l’université technique de Berlin dans une interview accordée au portail scientifique Physics. Elles émettent généralement une lumière UV dans une gamme d’ondes fixe et n’atteignent leur rendement maximal qu’après un certain temps de fonctionnement. Enfin et surtout, l’utilisation de mercure toxique soulève des problèmes de santé et d’environnement. Les diodes électroluminescentes (DEL) UV en gallium ne présentent pas ces inconvénients et peuvent être réglées sur la longueur d’onde qui promet le meilleur effet contre les bactéries et les virus, explique le professeur Kneiss. En Allemagne, les ambulances sont déjà équipées de LED UV pour désinfecter l’intérieur après les opérations.

Si la lutte contre les agents pathogènes à l’aide de LED UV n’est pas encore très répandue, c’est en raison de leur efficacité relativement faible, car seuls six pour cent de l’énergie utilisée sont convertis en lumière UV par les LED. Le scientifique est néanmoins optimiste et fait référence à l’efficacité des LED bleues, qui était initialement aussi faible et qui atteint aujourd’hui 80 %. Dans de nombreux domaines, la technologie LED est devenue un élément indispensable de la vie quotidienne.

M. Kneiss mentionne un autre point positif qui plaide en faveur de l’utilisation à grande échelle de la technologie UV : jusqu’à présent, on ne connait aucun cas de résistance des agents pathogènes, comme c’est parfois le cas avec les vaccins et les antibiotiques.

Photo : iStock/Victor Borisov

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