Tumeur cérébrale : le gallium trompe les cellules cancéreuses

4. mai 2022 | Technologies

Le glioblastome est la tumeur cérébrale maligne la plus fréquente chez les adultes et est jusqu’à présent incurable. Une étude clinique teste un nouveau traitement possible à base de gallium.

Chaque année, trois personnes sur 100.000 en moyenne développent un glioblastome, la tumeur cérébrale la plus répandue et la plus agressive chez les adultes. Les personnes à la peau blanche sont particulièrement touchées, les hommes plus souvent que les femmes. Le pronostic est mauvais, car les glioblastomes ne sont pas encore guérissables. On les traite généralement par chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie, ce qui entraîne une durée de survie de quelques mois à quelques années au maximum.

Une étude clinique menée au Froedtert Hospital et au Medical College of Wisconsin (MCW) teste à présent une nouvelle thérapie possible. Les volontaires prennent du maltolate de gallium (GaM), une forme orale du gallium, un métal technologique. L’effet médical du GaM repose avant tout sur sa capacité à imiter le fer. Les cellules cancéreuses ont besoin de fer pour se multiplier, peut-on lire dans le communiqué du MCW. Une teneur élevée en fer dans le corps peut être associée à un risque accru de cancer et à une plus grande gravité de la maladie. Si les cellules tumorales absorbent du GaM à la place, leur multiplication est empêchée et elles finissent par mourir.

L’étude repose sur des années de recherche sous la direction du docteur Christopher Chitambar, professeur émérite de médecine et de biophysique au MCW. Des essais sur des rats ont montré que le GaM administré par voie intraveineuse ou orale peut réduire considérablement la croissance tumorale et augmenter le temps de survie, écrit News Medical. Cette découverte passionnante ouvre des possibilités pour le développement d’un médicament contre le glioblastome, explique le Dr Chitambar. Le mécanisme anticancéreux du GaM s’applique également à d’autres tumeurs solides, c’est-à-dire composées de tissus solides, ajoute-t-il.

L’étude est toujours en cours et devrait s’achever en décembre 2025.

Photo : iStock/mady70

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