Rhume ou corona : le germanium pourrait aider au diagnostic

par | 10. janvier 2023 | Technologies

Les chercheurs ont franchi une étape importante dans le développement de techniques de diagnostic intelligentes à domicile.

Rhume, grippe ou même Covid-19 ? Les symptômes tels que la toux et le rhume se ressemblent et suscitent rapidement l’inquiétude, surtout depuis le début de la pandémie de grippe Corona. Avoir chez soi un petit appareil permettant de s’autodiagnostiquer rapidement et en toute sécurité serait alors bien pratique. Cette technologie pourrait devenir une réalité d’ici quelques années, selon un communiqué de presse de l’Université norvégienne des sciences et de la technologie (NTNU). Selon une équipe de chercheurs, une étape importante a été franchie dans le développement de nouveaux capteurs performants qui pourraient par exemple faciliter l’analyse de produits chimiques par la lumière. Ils ont utilisé le germanium, un matériau semi-conducteur souvent utilisé pour les transistors et les lentilles optiques des capteurs et des caméras infrarouges.

Dans la revue spécialisée Nature Communications, les scientifiques décrivent la construction d’un microrésonateur appelé « galerie de chuchotement ». Cette structure microscopique stocke des informations optiques sous forme de lumière et les amplifie, de la même manière qu’elle le fait avec les ondes sonores dans la fameuse galerie des chuchotements de la cathédrale Saint-Paul, d’où son nom, explique Dingding Ren, l’un des chercheurs impliqués. Dans le lieu de culte londonien, les mots chuchotés peuvent être compris malgré la grande distance à l’autre bout de la pièce, car la construction spéciale des murs courbés intensifie les ondes sonores.

Déterminer les agents pathogènes à l’aide de la lumière

L’appareil développé par Ren et son équipe est censé être le plus faible en perte de son genre jusqu’à présent dans le domaine du spectre infrarouge à ondes longues. Concrètement, cela signifie que les ondes dans la partie infrarouge du spectre lumineux peuvent être mémorisées 100 fois plus longtemps que jusqu’à présent. Comme ces ondes lumineuses fournissent des informations claires sur les produits chimiques, cela offre un potentiel pour le développement de procédés spectroscopiques tels que l’identification basée sur la lumière d’agents pathogènes dans des échantillons. Jusqu’à présent, les appareils de spectroscopie performants capables d’effectuer cette opération n’existent que dans les hôpitaux, car ils sont volumineux et coûteux. Le chemin est encore long jusqu’à ce que l’application et le diagnostic soient également possibles à domicile, mais le nouveau microrésonateur pourrait constituer une étape importante dans ce sens.

Photo : iStock/tonefotografia

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