McKinsey constate des pénuries de matières premières stratégiques

18. octobre 2022 | Économie

La transition énergétique n’augmente pas seulement le besoin en minéraux critiques, mais aussi en personnel qualifié.

Le rythme de la décarbonisation en Europe doit plus que tripler pour atteindre l’objectif fixé de réduction des émissions de dioxyde de carbone de 55 pour cent d’ici 2030 par rapport au niveau de 1990, écrit la société de conseil McKinsey & Company dans une étude actuelle. La demande en technologies nécessaires à cet effet, comme le photovoltaïque, l’énergie éolienne, mais aussi les batteries et l’infrastructure de recharge, va donc fortement augmenter. Les chaînes d’approvisionnement, déjà fortement perturbées, seront donc confrontées à de nouveaux défis.

Toute la valeur ajoutée, des matières premières à la fabrication d’éoliennes et de produits finis similaires, est concernée. En ce qui concerne les matières premières, les goulots d’étranglement dans l’approvisionnement et la dépendance vis-à-vis de quelques pays producteurs font partie des risques les plus importants. Cela concerne surtout les terres rares, pour lesquelles McKinsey prévoit, sur la base de données actuelles, une pénurie d’approvisionnement en 2030 et, par conséquent, des hausses de prix considérables. Le nickel et le lithium de haute qualité pourraient également se raréfier à partir de 2025, poursuit le rapport.

L’étude souligne également le besoin croissant de travailleurs qualifiés, car les installations solaires et autres doivent être entretenues. C’est surtout la recherche de personnel technique qui devrait s’avérer difficile. McKinsey conseille donc aux entreprises d’identifier les problèmes potentiels tout au long de la chaîne de valeur et de considérer la situation comme une opportunité d’innovation et de coopération.

Photo : iStock/WUT789

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