Les entreprises chinoises veulent diversifier leur approvisionnement en matières premières

28. septembre 2022 | Économie, Marché

Création d’une coentreprise d’exploration de terres rares au Laos.

La Chine domine le marché des terres rares, mais importe elle-même une grande partie des matières premières pour les traiter. Une partie considérable de ces terres provient du Myanmar voisin. Mais ces derniers temps, les problèmes se sont multipliés, l’exportation de matières premières ayant été interrompue à plusieurs reprises à cause du coronavirus (nous en avons parlé). La Chine tente donc d’élargir la base de ses chaînes d’approvisionnement en matières premières critiques. Le Laos, avec lequel le pays partage une frontière de plus de 500 kilomètres, est désormais au centre de l’attention.

Comme le rapporte le Global Times chinois, le producteur de tungstène Xiamen Tungsten Corporation et l’entreprise Chifengjilong Gold Mining, spécialisée dans les terres rares et les métaux précieux, ont créé la semaine dernière une coentreprise pour explorer les gisements de terres rares du Laos. Comme le Myanmar, le pays présente d’importants gisements de terres rares lourdes, indique le journal.

La liaison ferroviaire qui sera ouverte fin 2021 entre les deux pays pourrait jouer un rôle important dans le transport des minéraux, poursuit le journal. Sa construction a été financée en grande partie par la Chine dans le cadre d’investissements importants dans le pays voisin structurellement faible. Le Laos a en outre contracté un crédit auprès de la banque chinoise d’import-export afin de pouvoir assumer sa propre part des coûts. En guise de garantie, le pays se porte garant avec ses ressources naturelles, comme l’a notamment rapporté le New York Times avant la construction. La Chine renforce donc progressivement son influence en Asie du Sud-Est et sur les ressources qui s’y trouvent.

Photo: iStock/Anastasiia_Guseva

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