Le gallium contre les gaz climatiques

28. octobre 2021 | Technologies

Cellules solaires, puces informatiques et LED : le gallium est présent dans de nombreuses technologies d’avenir. L’utilisation du métal technologique pour la réduction des gaz à effet de serre est actuellement testée.

La combustion de sources d’énergie contenant du carbone produit du dioxyde de carbone (CO2) en quantités nuisibles pour le climat. L’industrie automobile fait donc lentement ses adieux à la production de moteurs à combustion. Cependant, les combustibles fossiles tels que le pétrole ou le charbon peuvent difficilement être complètement éliminés de l’industrie à l’heure actuelle.

L’hydrogène est considéré comme une alternative possible. Toutefois, cette solution n’est viable que si l’électricité issue des énergies renouvelables est utilisée pour la production du gaz par électrolyse. En attendant que cet hydrogène dit « vert » soit disponible en quantité suffisante, les technologies de transition pourraient jouer un rôle important sur la voie de la production de biens sans émissions.

Une équipe internationale de chercheurs dirigée par le professeur Kourosh Kalantar-Zadeh, de l’université de Nouvelle-Galles du Sud à Sydney, a mis au point un procédé permettant de dissoudre le CO2 en composants inoffensifs. Le gaz est introduit dans une solution contenant de l’argent et des nanoparticules de gallium. En ajoutant de l’énergie mécanique, on déclenche une réaction dans laquelle le CO2 est divisé en oxygène (O2) et en flocons de carbone. Les flocons peuvent être transformés en fibre de carbone, un matériau utilisé notamment dans l’industrie aérospatiale.

La conversion d’une tonne de CO2 en composants inoffensifs coûterait environ 100 dollars américains avec ce procédé, ce qui le rendrait compétitif, écrivent les scientifiques. Le processus doit maintenant être mis à grande échelle pour démontrer qu’il convient à une utilisation industrielle.

Photo: iStock/grechina

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