L’Arabie saoudite cherche une alternative au pétrole

10. février 2022 | Marché

Les ressources minières telles que les terres rares pourraient assurer la richesse du pays à l’avenir.

L’Arabie saoudite est l’une des plus grandes économies du monde. C’est surtout l’industrie du pétrole et du gaz qui a permis au royaume de s’enrichir considérablement. Environ la moitié du produit intérieur brut (PIB) et près de 70 pour cent des recettes d’exportation proviennent de ce secteur. Depuis les années 1970 déjà, des mesures ont été prises à plusieurs reprises afin d’asseoir l’économie sur une base plus large et de devenir moins dépendante de l’or noir, dont l’importance devrait diminuer dans un avenir prévisible compte tenu de l’objectif d’élimination du moteur à combustion. Le projet de réforme Vision 2030, présenté en 2016, vise à réduire la part de l’industrie pétrolière dans le PIB à 11 % d’ici 2030 et à développer largement les énergies renouvelables.

Lors de la mise en œuvre de ce plan, le pays pourrait recourir à d’autres ressources minières peu exploitées jusqu’à présent. Outre le phosphate, l’or, le cuivre, le zinc et l’aluminium, les terres rares en font partie. Leur valeur s’élève à l’équivalent de plus d’un billion d’euros, comme l’a expliqué cette semaine le vice-ministre de l’Industrie, des Ressources minérales et des Affaires minières, Khaled Al-Mudaifer. Pour l’économie de l’Arabie saoudite, ces matières premières pourraient devenir dans un avenir proche une alternative à l’essence et au diesel, a ajouté le ministre. Ce potentiel important est également perçu par les entreprises minières étrangères. Les investissements dans ce secteur devraient augmenter de 150 pour cent au cours des dix prochaines années, comme l’a déclaré Al-Mudaifer au début de l’année à Arab News.

Photo: iStock/MOHAMED HUSSAIN YOUNIS

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