Promouvoir l'exploration des minéraux critiques dans le respect du développement durable.
C'est dans la région arctique que les effets du changement climatique sont les plus visibles. D'une part, la fonte des glaces entraîne une diminution des habitats pour certains habitants de l'Arctique. D'autre part, des étés sans glace dans l'Arctique offrent des perspectives économiques, notamment sous la forme de nouvelles routes maritimes et de la mise en valeur de gisements de ressources naturelles. Afin d’empêcher que l’Arctique ne devienne un ’ Far West » dépourvu de règles et de contraintes visant à protéger l’environnement, l’administration Biden a dévoilé la stratégie des États-Unis’ Stratégie nationale pour la région arctique (NSAR) il y a un an. Aujourd’hui, un an plus tard, le gouvernement américain a présenté son plan de mise en œuvre (PDF) présentant la stratégie et définissant le programme qui détermine les prochaines étapes de celle-ci.
La NSAR repose sur quatre piliers complémentaires qui, outre le renforcement de la présence militaire dans l’État le plus septentrional de l’Alaska, visent à promouvoir un développement économique durable dans la région tout en tenant compte de l’environnement. Cela inclut, entre autres domaines, celui des minéraux critiques. À cet égard, le plan de mise en œuvre vise à recenser les zones d’intérêt, telles que le plateau du Yukon-Tanana, près de la frontière canadienne, où se trouvent des gisements de minéraux critiques tels que tungstène sont peut-être enfouis sous terre. Il prévoit également la mise en place d’un dialogue élargi entre les États-Unis et le Canada sur l’Arctique, visant notamment à identifier les obstacles à l’investissement et les possibilités d’actions gouvernementales pour y remédier. Outre son voisin du Nord, le plan encourage également une coopération renforcée avec le territoire autonome arctique du Danemark, le Groenland.
Les investissements chinois au Groenland, par exemple, avaient avait soulevé des inquiétudes il y a quelques années que les investissements de la République populaire de Chine étaient motivés par d’autres facteurs que les seuls intérêts économiques (PDF). Par ailleurs, il y a quelques jours à peine, la Russie a revu à la hausse ses prévisions concernant le volume de marchandises pouvant être acheminées d’ici 2030 via sa route maritime du Nord à travers l'Arctique de 50 %. La NSAR vise donc également à rétablir l'équilibre des forces dans un contexte où la Russie et la Chine gagnent en influence dans l'Arctique.
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