Critiques formulées par les entreprises : coûts et efforts trop importants.
Avec une nouvelle loi, les États-Unis souhaitaient restreindre l'utilisation de puces chinoises par les agences fédérales et leurs sous-traitants. Le fabricant de semi-conducteurs SMIC et les producteurs de puces mémoire YMTC et CXMT auraient été concernés. Or, les sénateurs américains ont assoupli le projet de loi, Reuters l'agence de presse, en se référant à une nouvelle version. Auparavant, le secteur s'y était opposé.
Dans la version finale, il ne serait plus interdit aux sous-traitants d'utiliser les puces en question. Le champ d'application serait limité aux produits destinés aux “ systèmes critiques ” de l'État, tels que les réseaux de télécommunications ou d'information utilisés pour les activités de renseignement ou pour le contrôle des forces armées. Le délai de mise en œuvre, initialement prévu pour être immédiat ou de deux ans, est également porté à cinq ans.
Les associations du secteur de la défense, de la technologie et des affaires avaient écrit dans le but de critiquer la version originale. Selon cette lettre, il serait trop coûteux et trop difficile pour les entreprises de passer au crible l'ensemble de leurs chaînes d'approvisionnement afin de vérifier si les puces en question y sont utilisées. D'une manière générale, ces composants de haute technologie, que l'on retrouve dans un large éventail d'appareils électroniques, ne portent pas la mention du nom du fabricant, ont-elles précisé.
Selon Reuters, le projet de loi devrait être adopté par le Sénat et la Chambre des représentants ce mois-ci, avant que le président américain Joe Biden ne le signe définitivement.
Ce n'est pas la première mesure prise par les États-Unis à l'encontre de l'économie chinoise
Invoquant la sécurité nationale, le gouvernement américain a déjà adopté plusieurs mesures visant l'économie chinoise. Parmi celles-ci, on peut citer contrôles des exportations afin de restreindre l'accès de la République populaire aux puces produites à l'aide d'équipements américains. La vente d'appareils de communication et de matériel de surveillance fabriqués par plusieurs entreprises technologiques chinoises, dont Huawei, doit également être interdite. Parallèlement, l'industrie nationale des puces doit bénéficier d'un soutien de plusieurs milliards d'euros.
Toutefois, le niveau de dépendance reste (encore) élevé, comme l'illustre un dérogation concernant les composants chinois utilisés dans les avions de chasse américains. Les Le gouvernement américain s'est également abstenu d'imposer des droits de douane sur les aimants en terres rares, qui sont principalement produits en Chine, alors même que le ministère du Commerce avait qualifié cette dépendance vis-à-vis des importations de menace pour la sécurité nationale.
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