Les scientifiques de l'Institut Max Planck progressent sur la voie de robots minuscules capables de naviguer dans le corps humain.
De minuscules robots médicaux capables de naviguer avec précision dans le corps humain sont en passe de devenir une réalité, grâce à des chercheurs de l'Institut de recherche sur les maladies infectieuses (IRM). Institut Max Planck pour les systèmes intelligents. Cette avancée repose sur les microalgues, des organismes unicellulaires d'à peine un millionième de mètre qui nagent naturellement dans leur environnement. Propulsés par deux flagelles en forme de fouet à l'avant, leurs mouvements rapides ressemblent à la brasse.
Pour diriger les micro-organismes avec précision, l'équipe de recherche les a recouverts d'un matériau magnétique. Des champs magnétiques externes, générés par deux aimants permanents, guident la direction de la nage des algues. Les chercheurs principaux, Birgül Akolpoglu et Saadet Fatma Baltaci, avaient déjà testé ce principe avec des des micro-nageurs à base de bactéries, utilisant des aimants permanents de terre rare.
Plus rapide que les nageurs olympiques
Les microalgues modifiées ont ensuite été testées dans un environnement similaire à celui des tissus humains : des espaces étroits dans un liquide visqueux d'une densité comparable à celle du mucus. Les résultats sont frappants : La charge supplémentaire a à peine affecté les robots nageurs. Selon les chercheurs, leur vitesse moyenne était de 115 micromètres par seconde, soit environ 12 longueurs de corps par seconde. À titre de comparaison, un nageur olympique comme Michael Phelps, qui peut également utiliser ses jambes pour se propulser, atteint environ 1,4 longueur de corps par seconde. Le contrôle magnétique a même amélioré les performances de nage des algues, car sans lui, les algues resteraient souvent bloquées dans l'espace confiné et reviendraient au point de départ. Akolpoglu compare le système à un minuscule GPS.
Les chercheurs prévoient maintenant d'optimiser leur développement. Ces résultats pourraient ouvrir la voie à des applications telles que l'administration ciblée et biocompatible de médicaments et pourraient également être utilisés dans d'autres scénarios où les microrobots doivent être guidés dans des environnements difficiles d'accès.
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