L'industrie nationale cherche à s'affranchir des restrictions à l'exportation imposées par la Chine. Les exportations vers le Japon pourraient être difficiles à arrêter car elles relèvent d'un accord bilatéral.
L'Inde aurait demandé à l'entreprise publique India Rare Earths Ltd (IREL) de suspendre un accord d'exportation conclu de longue date avec le Japon, selon Reuters, L'accord, qui existe depuis 2012, porte principalement sur la fourniture de néodyme, un composant clé utilisé dans les aimants à haute performance, à une maison de commerce japonaise qui le traitera et l'expédiera au Japon. L'accord, en vigueur depuis 2012, porte principalement sur la fourniture de néodyme, un composant clé utilisé dans les aimants à haute performance, à une maison de commerce japonaise en vue de sa transformation et de son expédition ultérieure au Japon. Toutefois, comme les exportations sont régies par un accord gouvernemental bilatéral, une suspension totale pourrait ne pas être immédiate. Des sources ont indiqué que l'IREL devrait rechercher une solution négociée.
Cette décision intervient dans un contexte de Contrôles des exportations de la Chine sur certains éléments de terres rares et produits connexes, y compris les aimants, qui sont des composants essentiels des véhicules électriques et d'autres technologies de pointe. D'après le The Times of India (en anglais), L'industrie automobile du pays, en particulier, attend d'être soulagée des perturbations de l'offre provoquées par le resserrement des exportations de terres rares par la Chine.
L'Inde détient près de 7 millions de tonnes métriques de réserves de terres rares, selon l'Agence européenne pour l'environnement. Service géologique des États-Unis (U.S. Geological Survey) (PDF), ce qui la place parmi les trois premières au niveau mondial. Toutefois, sa production minière est éclipsée par celle de ses concurrents mondiaux. L'IREL, le seul exploitant de terres rares du pays, a toujours exporté une grande partie de sa production en raison d'un manque de capacité de traitement au niveau national. Cette situation est en train de changer.
L'Inde cherche à mieux tirer parti de ses richesses minérales essentielles
En janvier, Le cabinet de l'Union indienne a approuvé la mission nationale sur les minéraux critiques (National Critical Minerals Mission) (NCMM), une initiative de près de $2 milliards d'euros visant à renforcer les capacités nationales en matière d'exploration, de traitement et de recyclage des matières premières essentielles. Le programme couvre l'ensemble de la chaîne de valeur et englobe à la fois le développement national et les partenariats internationaux.
Au début de l'année, le Premier ministre Narendra Modi a également exhorté les industries indiennes à aller au-delà des exportations de matières premières et à développer des capacités en aval et en milieu de chaîne. Il a critiqué la dépendance actuelle à l'égard de l'importation de produits finis fabriqués à partir des propres matières premières de l'Inde, qualifiant cette pratique d“”inacceptable" pour une économie en pleine croissance (nous avons rapporté).
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