Tanbreez Mining prévoit l'exploitation d'un important gisement non encore mis en valeur et la construction d'une usine de traitement aux États-Unis.
Le Groenland recèle d'énormes gisements inexploités de terres rares. La société minière Tanbreez Mining prévoit de commencer l'exploitation de ces matières premières essentielles dès l'année prochaine, a déclaré le géologue et PDG Greg Barnes Semaine de l'économie (en allemand). Le vice-ministre des Mines du Groenland, Jörgen Hammeken-Holm, a confirmé l'octroi d'un permis d'exploitation minière, a-t-il ajouté.
Tanbreez Mining est une filiale de la société australienne Rimbal Pty Ltd. et détient un permis d'exploration pour le gisement de Tanbreez (PDF) dans le sud du Groenland depuis 2001. Selon M. Barnes, fondateur de l'entreprise, ce gisement contient 19 millions de tonnes d'oxydes de terres rares, dont 30 % de terres rares lourdes très convoitées, telles que le dysprosium et le terbium. Ces dernières sont notamment utilisées dans la fabrication de moteurs électriques.
« Une usine de traitement destinée à extraire les terres rares de la roche sera construite aux États-Unis dans les prochains mois », a ajouté M. Barnes. La création d'un site de production en Europe est également à l'étude. À ce jour, de telles usines n'existent qu'en Russie et en Chine, a-t-il précisé.
Le Groenland pourrait jouer un rôle de plus en plus important dans la diversification des chaînes d'approvisionnement en terres rares, alors que de plus en plus de pays cherchent à réduire leur dépendance vis-à-vis de la Chine, leader mondial du marché. La société canadienne Neo Performance Materials est projet de mise en valeur du gisement de Sarfartoq et pourrait, à l'avenir, transformer les matières premières qui y sont extraites, en Estonie. La société minière australienne Energy Transition Minerals, quant à elle, est toujours en train d'obtenir un permis d'exploitation minière (nous avons rapporté).
Photo : iStock/Adrian Wojcik