La proportion d'emplois verts varie considérablement d'une région à l'autre, et les femmes y sont sous-représentées.
La transition énergétique s'accompagne d'une forte demande en matières premières stratégiques, et les appels en faveur de chaînes d'approvisionnement sûres pour le lithium, le cobalt ou les terres rares se font de plus en plus pressants. L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)) tire désormais une nouvelle fois la sonnette d'alarme, car les objectifs en matière de protection du climat pourraient être encore davantage compromis par une pénurie de main-d'œuvre qualifiée.
La proportion de travailleurs occupant des emplois “ verts ” dans les 38 États membres de l’OCDE n’a augmenté que de 16 % en 2011 à 18 % en 2021, précise-t-elle. L’organisation définit les emplois “ verts ” comme ceux dans lesquels 10 % des tâches contribuent directement au développement durable. L’OCDE relève également des tendances régionales : la proportion d’emplois verts est généralement bien plus élevée dans les villes que dans les régions isolées. Ces dernières sont bien plus touchées par les pertes d’emplois liées à la transition énergétique, notamment dans le secteur du charbon. Un soutien accru, notamment par le biais de la formation continue, est donc nécessaire pour éviter des bouleversements sociaux, affirment-ils.
Les femmes sont également sous-représentées dans les emplois verts, ne représentant que 28 % de la main-d'œuvre dans ces secteurs. L’OCDE insiste pour que les causes de cette situation soient étudiées, car l’augmentation de la proportion de femmes dans les filières STEM (mathématiques, technologies de l’information, sciences naturelles et technologie) n’est pas seulement une question d’égalité, mais aussi un moyen de pallier la pénurie de main-d’œuvre qualifiée dans les métiers indispensables à la transition énergétique.
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