Les deux entreprises travailleront à la conclusion d'éventuels accords d'exploitation, ouvrant ainsi la voie à une chaîne d'approvisionnement en terres rares allant de la Corée du Sud au Royaume-Uni et à l'arrière.
Ionic Rare Earths Limited a signé un protocole d'accord non contraignant (MOU) avec DNA Link, une entreprise sud-coréenne qui développe une usine de fabrication de terres rares à Yasan, dont la production devrait commencer dans le courant de l'année. Dans le cadre de ce partenariat, les deux parties collaboreront pour conclure des accords d'achat de copeaux d'aimants et d'oxydes de terres rares recyclés générés lors de la production d'aimants. Ce partenariat vise à renforcer les chaînes d'approvisionnement en terres rares en dehors de la Chine, en impliquant éventuellement le gouvernement sud-coréen et des parties prenantes internationales à l'avenir.
De la Corée du Sud au Royaume-Uni et retour
Cette initiative s'inscrit dans la stratégie d'expansion mondiale d'Ionic : sa filiale, Ionic Technologies, développe actuellement une installation de recyclage des terres rares à Belfast, qui devrait entrer en service en 2026. En mars 2024, l'entreprise a lancé une production à grande échelle dans une usine de démonstration (nous avons rapporté). Les matériaux provenant des activités sud-coréennes de DNA Link pourraient être recyclés à l'avenir dans l'usine, où ils seraient transformés en nouvelles matières premières pour le fabricant d'aimants sud-coréen.
Troisième destination des exportations d'aimants chinois à base de terres rares
La Corée du Sud est un important importateur d'aimants en terres rares, la demande provenant principalement de ses industries des semi-conducteurs et de l'automobile, ainsi que des efforts de transition énergétique nationaux. Cependant, elle manque de minéraux critiques et de capacités de traitement, et dépend fortement des importations chinoises. Par exemple, en 2024, le pays était la troisième destination des exportations chinoises d'aimants en terres rares, avec 5 811 tonnes importées, selon les données des douanes chinoises. Pour réduire sa dépendance, le pays cherche à diversifier ses chaînes d'approvisionnement. L'installation de DNA Link devrait produire annuellement 1 000 tonnes d'aimants en néodyme-fer-bore (NdFeB), ce qui compensera une partie des matériaux chinois.
Photo : SafakOguz via Canva