Une nouvelle stratégie vise à promouvoir les investissements et à accélérer la mise sur le marché de matériaux modernes.
Un matériau de pointe très recherché : le graphène et ses applications potentielles dans des domaines tels que les batteries, les ordinateurs quantiques, la technologie médicale, le secteur militaire et la technologie spatiale font actuellement l’objet de recherches intensives. Le graphène, l'un des matériaux les plus fins au monde, est constitué d'une seule couche d'atomes de carbone. Il se caractérise notamment par sa transparence, sa conductivité exceptionnelle, sa souplesse et sa résistance à la déchirure. Les chercheurs prévoient que des taux de croissance annuels significatifs compris entre 20 et 50 % pour le marché mondial du graphène. La Commission européenne vient de présenter un stratégie pour jouer un rôle de premier plan dans le secteur des matériaux de pointe.
Parmi les objectifs figurent une meilleure coordination de la recherche et des investissements dans les États membres. La mise sur le marché de matériaux innovants doit être accélérée, notamment grâce à l’intelligence artificielle (IA), et la formation de spécialistes est également prévue. Dans le cadre d'un nouveau partenariat avec l'industrie, des investissements de 500 millions d'euros sont prévus entre 2025 et 2027, dont au moins 250 millions proviendront de sources privées, selon l'UE.
Le graphène bénéficie de financements de l'UE depuis plus d'une décennie
La stratégie présentée aujourd’hui n’est pas la première mesure prise par l’UE pour promouvoir le développement de matériaux modernes. Par exemple, la Initiative « Graphene Flagship » réunit depuis plus de dix ans 118 partenaires issus du monde universitaire et de l'industrie dans le cadre de nombreux projets.
Les La Commission écrit que l'Europe occupe une position solide dans le développement de ces matériaux dits « 2D », mais qu'une innovation constante est nécessaire pour garantir la souveraineté technologique et l'autonomie stratégique. Il convient de réduire les dépendances, notamment par le recyclage et la réutilisation.
Cette tendance se retrouve également dans de nombreuses autres technologies, telles que aimants permanents, piles ou piles à combustible: les atouts de l'UE résident souvent dans les premières étapes du développement, telles que les brevets et la recherche, tandis que la commercialisation et le financement dans les phases ultérieures du marché font défaut. De plus, bon nombre des matières premières et des composants nécessaires dépendent fortement des importations.
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