La technologie de l'hydrogène et les énergies renouvelables seront développées conjointement.
À l'occasion du 60e anniversaire de la signature du Traité de l'Élysée, par lequel l'Allemagne et la France se sont engagées à entretenir des relations d'amitié et à mener une coopération politique globale, l'ensemble du gouvernement allemand s'est rendu dimanche à Paris pour échanger des points de vue avec ses homologues français.
Dans la déclaration finale commune (PDF), les deux pays se sont engagés à renforcer la souveraineté européenne, ce qui passe notamment par une politique étrangère et de sécurité européenne forte ainsi que par la transition vers une économie verte. Par exemple, une feuille de route doit être élaborée pour le déploiement de la technologie de l’hydrogène afin d’accompagner le développement d’un marché solide pour ce vecteur énergétique en Europe. Le rythme de développement des énergies renouvelables doit également être considérablement accéléré, affirment les pays, soulignant dans ce contexte que la transition vers une industrie neutre en carbone stimulera la demande en matières premières critiques. Les investissements dans la production durable de ces matières premières, tant au sein de l’UE qu’à l’extérieur, revêtent donc une importance capitale, affirment-ils. Cela doit se faire dans le respect des normes environnementales, sociales et de gouvernance les plus strictes, ont-ils ajouté.
L'Allemagne et la France ont également annoncé leur intention d'organiser des consultations conjointes plus fréquemment et dans des formats plus restreints. Une réunion du gouvernement à plus grande échelle est également prévue une fois par an, la première devant probablement se tenir en Allemagne à l'automne 2023.
On attend une réaction européenne face aux subventions américaines
Parmi les sujets sur lesquels le chancelier Olaf Scholz et le président Emmanuel Macron ont échangé leurs points de vue dimanche figuraient les subventions américaines prévues par l’Inflation Reduction Act (IRA), qui prévoit notamment un soutien massif à l’industrie nationale des voitures électriques. Ces subventions ne s'appliquant qu'aux véhicules et composants fabriqués aux États-Unis, les constructeurs automobiles européens estiment être désavantagés. Il faut trouver une réponse européenne à l’IRA et veiller à ce que l’UE ne soit pas traitée moins favorablement que ses voisins immédiats, le Mexique et le Canada, a déclaré le chancelier. Il s’est néanmoins dit confiant quant à la conclusion d’un accord avec les États-Unis. Les dirigeants de l’UE se réuniront en février pour discuter des options qui s’offrent à eux, Bloomberg rapports (contenu payant). Cela impliquerait notamment de déposer une plainte auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), a-t-il déclaré.
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