Les législateurs invoquent des preuves d'ingérence dans le conflit qui sévit en République démocratique du Congo, pays voisin.
L'Union européenne dépend d'un large éventail de ressources pour son industrie, dont beaucoup ne sont produites que dans quelques pays, notamment en Chine. Afin de diversifier ses sources d'approvisionnement, l'UE s'efforce de développer son secteur minier national et de nouer des partenariats avec des pays riches en ressources. Il y a près d'un an, l'UE a signé un protocole d'accord avec le Rwanda en vue d'une coopération sur les matières premières jugées essentielles pour l'économie européenne. Toutefois, cet accord fait désormais l'objet d'un examen minutieux, le Parlement européen ayant voté à une écrasante majorité la semaine dernière en faveur de sa suspension (PDF).
Les législateurs invoquent des preuves substantielles indiquant que des troupes rwandaises opèrent en République démocratique du Congo (RDC) voisine et apportent leur soutien au groupe rebelle M23, qui fait l'objet d'accusations de crimes de guerre. Par ailleurs, le Rwanda serait impliqué dans l'exportation de minerais provenant de zones de la RDC contrôlées par les rebelles.
Ces régions sont particulièrement riches en étain, en tungstène, en tantale et en or. Cette évolution place l'UE dans une situation délicate, car elle a également a annoncé un partenariat dans le domaine des matières premières avec la RDC. Par ailleurs, ONG réclament la fin du partenariat avec le Rwanda depuis début février.
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