BGR mène des études sur la production de matières premières au Burkina Faso, au Mozambique et au Nigeria.
3TG : cet acronyme désigne les quatre matières premières que sont le tantale, l'étain, le tungstène et l'or. Également appelés « minerais de conflit », les conditions de leur extraction font régulièrement l'objet de reportages. En effet, une partie de leur extraction s'effectue dans des mines artisanales informelles et implique le recours au travail des enfants.
L'Institut fédéral allemand des géosciences et des ressources naturelles (BGR) a été chargé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) d'analyser la production locale de matières premières au Burkina Faso, au Mozambique et au Nigeria. L'objectif était également d'identifier les obstacles potentiels à la mise en œuvre des obligations de diligence raisonnable imposées aux entreprises important ces matières premières dans l'Union européenne par un règlement correspondant entré en vigueur début 2021.
Il reste toutefois manifestement encore du chemin à parcourir vers une plus grande transparence, car – selon la principale conclusion de l’étude – la connaissance et la compréhension de la diligence raisonnable dans les chaînes d’approvisionnement restent très faibles dans les pays étudiés. Toutefois, des évolutions positives se dessinent également grâce à des initiatives gouvernementales, telles que le programme d’achat d’or financé par l’État au Nigeria, ainsi qu’aux efforts déployés par l’industrie et les parties prenantes.
L'étude se termine par une série de recommandations visant tout d'abord à sensibiliser l'ensemble des parties prenantes à la nécessité de la transparence dans le secteur extractif, mais comprenant également des mesures destinées à lutter contre le commerce informel – et donc non traçable – de ces minerais.
Le rapport complet peut être consulté à l'adresse suivante trouvé ici.
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