Les deux pays examineront les possibilités de coopération dans le cadre de projets turcs liés aux minéraux critiques.
La Chine et la République de Turquie ont signé un protocole d'accord (MoU) visant à coopérer dans tous les domaines liés à l'exploitation minière, en mettant l'accent sur les minéraux stratégiques. Le l'accord a été signé la semaine dernière en Chine, par le ministre turc de l'Énergie et des Ressources, Alparslan Bayraktar, et son homologue chinois, Wang Guanghuatar. En vertu de cet accord, les deux parties entendent renforcer leur partenariat dans le secteur minier et explorer les possibilités de coopération dans le cadre de projets turcs liés aux minéraux critiques.
La visite de Bayraktar en République populaire avait déjà été annoncée le mois dernier, lorsque des responsables des deux pays avaient évoqué une éventuelle coopération dans ce domaine. Bloomberg a ensuite rapporté que le gouvernement d'Ankara cherchait à rendre les projets miniers menés sur son territoire plus attractifs pour les investisseurs étrangers, notamment chinois.
La Turquie est le le plus grand producteur mondial de bore (PDF), un minéral essentiel principalement utilisé pour la fabrication de composés chimiques. Le pays exploite également divers autres minéraux essentiels, tels que le feldspath et le cobalt. En 2022, la Turquie a produit titres, annonçant la découverte du deuxième plus grand gisement de terres rares au monde près de la ville d’Eskisehir, au nord-ouest du pays, dont les réserves s’élèveraient à 694 millions de tonnes. Cependant, les analystes ont remis en cause à plusieurs reprises les estimations des ressources ainsi que la qualité des matières premières contenues dans ce gisement.
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