Cette mesure étend les restrictions à l'exportation imposées par Pékin au-delà du Japon et vise les entreprises et les instituts de recherche européens actifs dans le domaine des technologies stratégiques.
La Chine a ajouté 14 entités européennes ont été ajoutées à sa liste de contrôle des exportations, interdisant aux exportateurs chinois de leur fournir des biens à double usage sans autorisation spéciale. Le ministère du Commerce a annoncé ces mesures le 24 juillet 2026, invoquant des raisons de sécurité nationale et des obligations en matière de non-prolifération. Ces restrictions interdisent l'exportation de biens à double usage d'origine chinoise vers les entités figurant sur la liste et imposent aux entreprises souhaitant bénéficier d'une dérogation d'obtenir l'autorisation du ministère du Commerce.
Les biens à double usage désignent les matériaux et les technologies pouvant avoir des applications civiles et militaires, notamment des éléments tels que le germanium, utilisé dans l'optique de pointe, et certains éléments de terres rares, utilisés dans la fabrication d'aimants haute performance.
Les organisations concernées sont implantées en Allemagne, en Italie, en France, en Pologne, aux Pays-Bas, en République tchèque, en Bulgarie et en Lituanie, et opèrent dans des secteurs tels que la défense, la photonique, l'aérospatiale, l'industrie de pointe et les technologies industrielles. Parmi les entités répertoriées figurent le groupe allemand de défense Rheinmetall AG et le constructeur tchèque de véhicules lourds TATRA TRUCKS.
Chine a justifié cette décision en réponse au dernier train de sanctions de l'UE contre la Russie, qui, selon Pékin, visait également 14 entreprises de Chine continentale et de Hong Kong, invoquant la nécessité de protéger la sécurité et les intérêts nationaux et de respecter les obligations en matière de non-prolifération. Cette dernière mesure fait suite à la décision prise par la Chine en En juin, 20 entreprises japonaises viendront s'ajouter à la liste à sa liste de contrôle des exportations, ce qui a encore exacerbé les tensions autour des technologies stratégiques et des chaînes d'approvisionnement. Ces mesures mettent en évidence le recours croissant de Pékin aux contrôles à l'exportation en tant qu'outil géopolitique, dans un contexte de concurrence accrue avec l'Union européenne, le Japon et les États-Unis autour des technologies critiques et des capacités industrielles.
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