Les pays ont souligné l'importance du partenariat stratégique spécial entre l'Australie et le Japon et se sont engagés à accroître leurs investissements dans les secteurs stratégiques.
L'Australie et le Japon, membres du Dialogue quadrilatéral sur la sécurité (Quad), ont tenu le 8 octobre à Melbourne la cinquième édition du Dialogue économique ministériel Australie-Japon. Les deux pays, représentés respectivement par Don Farrell, ministre australien du Commerce et du Tourisme, et Yasutoshi Nishimura, ministre japonais de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie, ont publié une déclaration commune, soulignant l'importance et la solidité du partenariat stratégique spécial entre l'Australie et le Japon, fondé sur des valeurs communes et des relations économiques et interpersonnelles profondes.
Ce dialogue a porté, entre autres, sur le commerce, la sécurité énergétique, la transition énergétique, le changement climatique et les chaînes d'approvisionnement. Les États membres du Quad, dont font également partie les États-Unis et l'Inde, ont souligné à plusieurs reprises que l'importance de chaînes d'approvisionnement résilientes ou encore les minéraux stratégiques tels que les terres rares, mettant en avant les importantes ressources naturelles de l'Australie. Le Japon et l'Australie ont renforcé cette coopération l'année dernière encore.
Des investissements supplémentaires dans les énergies propres sont nécessaires
Ce dialogue a également souligné l’importance de réaliser des investissements supplémentaires dans les énergies propres et les minéraux stratégiques afin d’accélérer la transition vers la neutralité carbone, tout en apportant des avantages mutuels aux économies australienne et japonaise. Le Clean Energy Council (CEC), qui représente les entreprises australiennes actives dans les secteurs de l'énergie solaire, éolienne et d'autres énergies renouvelables, fait valoir de la même manière que l'Australie sera à la traîne si le gouvernement n'augmente pas considérablement ses investissements dans ce secteur. Dans son dernier rapport, l'organisation affirme que l'Australie a besoin de $10 milliards par an pendant au moins dix ans, soit un minimum de $100 milliards, pour rester compétitive à l'échelle internationale. Le CEC plaide en faveur d’investissements majeurs dans l’hydrogène vert, le fer vert et le traitement des minéraux nécessaires à la transition énergétique. Bien qu’elle ne dispose pas de la puissance financière dont bénéficient les États-Unis dans le cadre du Loi sur la réduction de l'inflation, le pays dispose d'abondantes ressources naturelles, qu'il doit mettre à profit, selon l'organisation.
Selon le données gouvernementales, l'Australie possède les troisièmes plus grandes réserves de lithium au monde, représentant près de la moitié de la production mondiale. De plus, l'Australie ressources en terres rares occupent la sixième place au niveau mondial, représentant 11 % de la production mondiale. Ces deux minerais sont considérés comme stratégiques et sont indispensables à la production d’énergie propre, aux véhicules électriques et à d’autres applications de haute technologie. Le cuivre, nécessaire à la plupart des câblages électriques, par exemple, constitue également l’un des atouts stratégiques de l’Australie. Le pays abrite le deuxièmes réserves mondiales de cuivre (PDF), derrière le Chili.
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