L'avion long-courrier A380 sera transformé en plate-forme d'essai.
Le transport aérien, en particulier les vols court-courriers, est régulièrement critiqué pour la quantité élevée d'émissions de CO2 qu'il produit ; depuis 2020, l'expression “honte du vol” figure même dans le dictionnaire Duden. Cependant, des technologies permettant de rendre les voyages aériens plus respectueux de l'environnement sont déjà en cours de développement et pourraient bientôt devenir la norme. L'utilisation de l'hydrogène en fait partie. Le constructeur aéronautique européen Airbus souhaite désormais tester l'adéquation de ce gaz à grande échelle et a accepté d'utiliser de l'hydrogène dans ses avions. coopérer avec le consortium de moteurs CFM International à cette fin.
Un gros porteur A380 équipé de réservoirs d'hydrogène liquide servira de base aux essais au sol et en vol d'un moteur à combustion directe alimenté à l'hydrogène. Le moteur d'essai alimenté à l'hydrogène, un moteur turbofan modifié utilisé dans les avions d'affaires, est monté sur le côté gauche de l'avion, sur le pont supérieur. Cette position permet d'observer son comportement en vol de manière optimale, sans interférence avec les moteurs conventionnels.
L'avion modifié devrait être prêt à décoller au milieu de la décennie, ouvrant ainsi la voie à l'entrée en service d'un avion Airbus à zéro émission prévue en 2035.
Photo : © Airbus