Des chercheurs ont franchi une étape importante dans le développement d'une technologie de diagnostic intelligente pour la maison.
Rhume, grippe ou même covid-19 ? Les symptômes tels que la toux et l'écoulement nasal se ressemblent et conduisent rapidement à l'incertitude, surtout depuis l'apparition de la pandémie de Corona. Comme il serait pratique d'avoir chez soi un petit appareil pour se diagnostiquer rapidement et en toute sécurité. Cette technologie pourrait devenir une réalité d'ici quelques années, selon une étude de la Commission européenne. Communiqué de presse de l'Université norvégienne des sciences et technologies (NTNU). Une équipe de chercheurs affirme avoir franchi une étape importante dans le développement de nouveaux capteurs très performants qui pourraient, par exemple, faciliter l'analyse de produits chimiques par la lumière. Ils ont utilisé le germanium, un matériau semi-conducteur couramment utilisé pour les transistors ainsi que les lentilles optiques dans les capteurs et les caméras infrarouges.
Dans la revue Nature Communications, Dans ce numéro, les scientifiques décrivent la construction d'un microrésonateur en mode "galerie de chuchotement". Cette structure microscopique stocke l'information optique sous forme de lumière et l'amplifie, à l'instar de ce qui se passe avec les ondes sonores dans la célèbre galerie de chuchotement de la cathédrale Saint-Paul, d'où son nom, explique Dingding Ren, l'un des chercheurs impliqués. Dans le lieu de culte londonien, les mots chuchotés peuvent être compris malgré la grande distance à l'autre bout de la pièce, car la conception spéciale des murs incurvés intensifie les ondes sonores.
Déterminer les agents pathogènes à l'aide de la lumière
Le dispositif mis au point par Ren et son équipe est considéré comme le dispositif à plus faible perte de ce type à ce jour dans le spectre infrarouge à ondes longues. Concrètement, cela signifie que les ondes dans la partie infrarouge du spectre lumineux peuvent être stockées 100 fois plus longtemps qu'auparavant. Comme ces ondes lumineuses fournissent des informations non ambiguës sur les produits chimiques, elles offrent un potentiel pour le développement de méthodes spectroscopiques telles que l'identification par la lumière d'agents pathogènes dans des échantillons. Jusqu'à présent, les équipements de spectroscopie performants capables de réaliser ces tâches n'étaient disponibles que dans les hôpitaux, en raison de leur taille et de leur coût élevé. Il reste encore un long chemin à parcourir avant que cette technologie puisse être utilisée à domicile, mais le nouveau microrésonateur pourrait constituer une étape importante dans cette direction.
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